Du 16 au 26 octobre 2026, une délégation de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a effectué une mission d’étude d’envergure au Royaume de Thaïlande. Conduite par le Vice-président de l’institution, Diomandé Abdoulaye Karim, cette immersion s’inscrit dans le cadre du renforcement de la diplomatie parlementaire. Elle vise à s’inspirer du modèle thaïlandais en matière de modernisation législative, de développement industriel et d’innovation agricole.
Le point d’orgue institutionnel de ce voyage s’est déroulé le 20 octobre 2026. Les parlementaires ivoiriens ont tenu une séance de travail de haut niveau avec Lertsak Pattanachaikul, Vice-président de la Chambre des représentants thaïlandaise.
Les discussions techniques ont mis en lumière des mécanismes clés de la gouvernance notamment le contrôle budgétaire marqué par l’optimisation des méthodes d’audit et de l’exécution du budget de l’État, le suivi des investissements marqué par une évaluation rigoureuse des grands projets publics et des infrastructures et l’avenir de la jeunesse avec le partage de stratégies sur la formation professionnelle et l’employabilité.
Au-delà des salons parlementaires, la délégation ivoirienne a mené une série de visites de terrain pour s’imprégner des réalités économiques du pays.
Les députés se sont d’abord imprégnés des innovations technologiques locales chez KUBOTA Farm, vitrine de la modernisation agricole, ainsi qu’auprès de l’entreprise Planet Furniture. Le volet agricole s’est poursuivi dans la province de Kalasin, une région reconnue pour ses performances en recherche rizicole, offrant des perspectives concrètes pour la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire. En outre, des sessions de travail avec les équipes de la Banque mondiale ont permis de structurer la viabilité économique de ces modèles.
Cette mission d’étude marque la volonté de l’Assemblée nationale ivoirienne de diversifier ses partenariats internationaux. En s’appropriant les leviers de réussite du modèle thaïlandais, les députés ambitionnent de perfectionner leurs méthodes de contrôle parlementaire et d’enrichir les débats sur les futures politiques publiques de la Côte d’Ivoire.
Léon SAKI