S’il existe des actes politiques capables de sceller une réconciliation durable entre un peuple et ses dirigeants, ce sont indubitablement ceux qui touchent directement au panier de la ménagère et contribuent à la réduction du coût de la vie. En politique, les grands discours séduisent, mais ce sont les actions concrètes qui soulagent. Cette maxime, le député-maire de Bingerville, Issouf Doumbia, l’a non seulement comprise, mais il l’a érigée en boussole de sa gouvernance locale. À travers une décision historique d’harmonisation et de transparence des coûts du transport, le premier magistrat de la commune vient de poser un acte fort qui fera date.
Pendant de longues années, l’une des plus grandes sources d’anxiété pour les populations de l’ancienne capitale ivoirienne résidait dans le secteur du transport routier. Le tronçon principal reliant Bingerville à Adjamé, véritable poumon économique pour des milliers de travailleurs, d’étudiants et de commerçants, était devenu le théâtre d’une anarchie sans nom.
Sur cette ligne, certains transporteurs véreux s’étaient autoproclamés maîtres absolus du bitume. Profitant du manque de régulation stricte, ils imposaient des tarifs prohibitifs au gré de leurs humeurs, des intempéries ou des heures d’affluence. Aux heures de pointe, rentrer chez soi ou se rendre à son travail relevait du parcours du combattant et d’un gouffre financier insoutenable pour les ménages les plus modestes. Face à ce diktat, les usagers n’avaient d’autre choix que de subir en silence.
Mais ce cauchemar quotidien appartient désormais au passé. Fidèle à sa réputation de leader à l’écoute et proche de ses administrés, le Maire Issouf Doumbia a entendu les pleurs, les frustrations et les lamentations quotidiennes de sa population. Refusant de laisser ses concitoyens à la merci de la spéculation, il a choisi de prendre ses responsabilités en mettant définitivement un terme à ce désordre sectoriel.
À la suite de concertations approfondies avec les acteurs du transport, la municipalité a fixé une grille tarifaire claire, équitable et non négociable. Cette harmonisation apporte une visibilité immédiate et un grand bol d’air frais au budget des usagers.
Dès lors, la nouvelle grille tarifaire officielle est la suivante: Transport intérieur (Bingerville – Fékesse) est fixé à 100 FCFA; Bingerville – Nouveau Goudron est de 200 FCFA; Bingerville – Après Barrage passe désormais 300 FCFA; et enfin Bingerville – Adjamé reste sur son tarif normal.qui est de 500 FCFA.
Loin d’être une simple déclaration d’intention, cette mesure est adossée à un arrêté municipal strict et un mécanisme de surveillance participatif. Pour veiller au respect scrupuleux de ces tarifs, le Maire appelle les populations à devenir actrices de leur propre soulagement.
Des consignes fermes ont été données aux passagers pour dénoncer systématiquement tout chauffeur ou syndicat contrevenant. À cet effet, les services de transport de la Mairie ont mis à la disposition du public des numéros de téléphone spéciaux. Ce dispositif de signalement permettra de traquer et de sanctionner avec la dernière énergie toute tentative de retour à l’ancien système d’exploitation des usagers.
Ce geste de haute portée sociale suscite une vague de soulagement et d’enthousiasme qui dépasse largement les frontières de la commune de Bingerville. Partout à Abidjan, la mesure est saluée comme un modèle de gouvernance locale. En stabilisant le coût du transport sur l’axe Bingerville-Adjamé, le Maire Issouf Doumbia ne soulage pas seulement ses administrés directs ; il redonne du pouvoir d’achat à l’ensemble des Abidjanais qui fréquentent quotidiennement cette commune en pleine expansion résidentielle et économique.
En replaçant l’humain et le bien-être social au cœur de son action administrative, Issouf Doumbia démontre qu’avec de la volonté politique, il est possible de briser les monopoles de fait et de protéger les citoyens. Une victoire éclatante contre la vie chère, qui renforce durablement le pacte de confiance entre le Maire et sa population.
Léon SAKI