La Présidente du Sénat, Madame Kandia Camara, a représenté le Professeur Henriette Dagri Diabaté, Grande Chancelière honoraire et marraine scientifique, au colloque international marquant le 80e anniversaire du Rassemblement démocratique africain (RDA). L’événement s’est tenu ce samedi 17 octobre 2026 à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne, sous le signe du devoir de mémoire et de la transmission historique.
Cette haute rencontre académique et politique a offert aux participants une tribune privilégiée pour revisiter la trajectoire de ce mouvement panafricain historique. Sous le leadership éclairé de son père fondateur, le Président Félix Houphouët-Boigny, le RDA a joué un rôle de premier plan dans la décolonisation et l’accession des peuples africains à la souveraineté internationale.

Au-delà de la commémoration, la présence et le message portés par la Présidente du Sénat ont mis en lumière un enjeu contemporain crucial : la préservation et la valorisation du patrimoine documentaire de l’Afrique.
La transmission de la mémoire collective aux générations futures demeure un impératif pour consolider la souveraineté intellectuelle du continent. Sans archives préservées, l’Afrique s’expose au risque de voir son histoire écrite par d’autres. La mise en valeur de ces ressources textuelles et visuelles constitue donc le socle sur lequel les leaders de demain puiseront leur inspiration.
L’organisation de ce colloque international est à mettre au crédit de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix. Cette initiative académique majeure a reçu un éloge appuyé pour sa contribution continue à la recherche et à la diffusion du savoir.
En transformant le récit historique africain en un outil d’apprentissage accessible, les travaux de la Fondation permettent de faire de l’histoire commune un puissant vecteur d’unité nationale et continentale, de dialogue intergénérationnel et de consolidation de la paix
Ce jubilé de chêne du RDA rappelle que l’indépendance acquise il y a plusieurs décennies se prolonge aujourd’hui par une quête d’autonomie intellectuelle et culturelle, dont Yamoussoukro a été, le temps d’un week-end, le vibrant épicentre.
Jeanne Adiahonon