Le jeudi 20 août 2026, la grande faucheuse a frappé à la porte d’un indéracinable, le Fromager de Sikensi, un homme dont la vie rimait avec le diptyque rigueur et persévérance. Faustin ABOH s’est couché en douceur, dans le crépuscule du repos éternel, laissant les siens dans une douleur intenable. C’est un homme dont l’absence sera difficile à combler, tant dans le milieu politique que dans l’univers des médias.
Figure politique et coutumière majeure de la région de l’Agnéby-Tiassa, ayant marqué l’histoire de la commune de Sikensi à travers ses multiples fonctions d’élu, de chef traditionnel et de professionnel des médias, Faustin Aboh était un intellectuel accompli, multidimensionnel doté d’un art oratoire exceptionnel.
Journaliste de formation et spécialiste en Communication, Faustin ABOH fut le plus jeune cadre ivoirien à travailler à la Mairie de Paris sous la direction du Maire Jacques Chirac.

Ce long séjour en France lui permit de créer sa propre Télévision de droit français A12 et le Groupe de communication Galaxie international qu’il choisit d’installer en Côte d’Ivoire, lorsqu’il décida de se mettre au service de son pays, la Côte d’Ivoire.
Copté par le PDCI RDA, il devient Maire de la commune de Sikensi en 2001, œuvrant durant sa mandature pour le développement agricole, les infrastructures sanitaires et la cohésion sociale de sa localité.
Parti de la Mairie en 2013, il devient trois années plus tard député à l’Assemblée nationale et Sénateur-élu en 2023 sous la bannière de la région de l’Agnéby-Tiassa.
Son attachement aux médias et son goût prononcé pour la politique n’enlèveront rien à son amour pour sa culture. Profondément enraciné dans la culture Abidji, il héritera de la Chefferie du village de Katadji, son village natal et sera porté à la tête du collectif des chefs des 14 villages Abidji.
Grand admirateur du Président Félix Houphouët-Boigny, dont il a épousé les valeurs de dialogue et de fraternité, Faustin Aboh a joué jusqu’à son dernier souffle le rôle de médiateur et d’artisan de la paix pour l’unité des peuples de sa région.
Malgré le poids de la maladie, il est demeuré un roc, un guide et un serviteur infatigable; il est resté un homme de rigueur; toujours débout et sans relâche face aux impératifs du travail, tant au Sénat qu’à la télé. Ses derniers instants ont été marqués par la chaine Sénat TV et le journal Le Parlementaire pour soutenir les actions de la Président Kandia Camara.
Il s’en va l’esprit serein, avec le sentiment du devoir accompli jusqu’au bout.
Repose en paix, Monsieur le Sénateur. Repose en paix, Nanfou (Chef. Repose en Paix mon ami.
Adieu Papa, Adieu mon ami!
Ton Fils Léon SAKI te pleure!